La jeune étudiante épousa un homme de 60 ans… Mais sa demande, le soir du mariage, changea sa vie à jamais
La porte de la chambre se referma doucement derrière eux.
Anna resta immobile au milieu de cette pièce immense, incapable de détacher ses yeux du lit couvert de draps blancs. Les lumières tamisées, les rideaux de velours et les meubles anciens donnaient à la chambre l’apparence d’un décor de conte de fées. Pourtant, elle n’y ressentait aucune joie.
Elle avait vingt-deux ans. Quelques mois plus tôt, elle rêvait encore de terminer ses études de littérature, de trouver un emploi et de louer un petit appartement où elle pourrait enfin vivre librement. Aujourd’hui, elle portait une alliance en or au doigt et se trouvait dans la maison d’un homme de soixante ans qu’elle connaissait à peine.
Ivan Sergueïevitch retira sa veste et la posa sur un fauteuil.
Anna recula instinctivement lorsqu’il s’approcha.
Il remarqua son geste et s’arrêta aussitôt.
— Anna, j’aimerais te demander quelque chose.
Elle sentit son cœur s’accélérer. Elle s’attendait à une demande qu’elle redoutait depuis le début de cette soirée. Elle baissa les yeux, serrant nerveusement les doigts de sa main gauche.
Ivan prit une profonde inspiration.
— J’aimerais que tu me promettes une chose : ne me mens jamais, même si la vérité te semble terrible.
Anna releva brusquement la tête.
Ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait.
— Pourquoi me dites-vous cela ? murmura-t-elle.
L’homme resta silencieux quelques secondes, puis désigna une petite boîte noire posée sur la table de chevet.
— Ouvre-la.
Anna hésita avant de s’approcher. À l’intérieur se trouvait une photographie ancienne, légèrement jaunie par le temps. Elle représentait une jeune femme aux longs cheveux bruns, debout devant une maison en bois. Elle souriait à l’objectif, une main posée sur son ventre arrondi.
Au dos de la photographie, quelques mots avaient été écrits à l’encre bleue :
« À ma petite Anna, pour qu’elle sache un jour d’où elle vient. »
Anna sentit ses jambes fléchir.
C’était le même prénom qu’elle portait.
Mais ce qui la bouleversa davantage, c’était le visage de la femme.
Elle ressemblait étrangement à sa mère.
— Qui est cette personne ? demanda-t-elle d’une voix tremblante.
Ivan s’assit au bord du lit.
— C’est ta mère, Elena.
Anna secoua la tête.
— Ce n’est pas possible. Ma mère s’appelle Natalia.
— Natalia t’a élevée. Mais elle ne t’a pas donné naissance.
Le silence qui suivit sembla interminable.
Anna fixa la photographie, cherchant désespérément une explication qui lui permettrait de rejeter ces paroles.
— Vous mentez, souffla-t-elle. Pourquoi feriez-vous une chose pareille ?
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